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Skoda Epiq : premières impressions au volant du SUV électrique

Voiture électrique Škoda Epiq EV vert clair exposée en salle d'exposition moderne.
Dans cet article
  1. Fidèle à l’ADN des Skoda
  2. Premières impressions au volant du Skoda Epiq
  3. Et ensuite ?

Le Skoda Epiq est un SUV du segment B appelé à jouer un rôle majeur dans la stratégie du constructeur tchèque : il deviendra le nouveau modèle d’accès à sa gamme entièrement électrique.

Il repose sur l’inédite plateforme MEB Plus, conçue avant tout pour maîtriser les coûts. Il s’inscrit dans la nouvelle offensive électrique du groupe Volkswagen, fondée sur des gabarits compacts, une utilisation plus rationnelle des ressources et des tarifs d’appel proches de 25 000 euros.

La présentation du SUV tchèque n’est attendue que dans les prochains mois. Nous avons toutefois pris les devants en nous rendant à Porto pour le découvrir et le conduire en avant-première, au volant d’un exemplaire de préproduction encore camouflé. Ce premier essai a permis de cerner les ambitions de l’Epiq, dont le positionnement vise les usages urbains et familiaux. Voici nos premières impressions.

Fidèle à l’ADN des Skoda

Même sous son camouflage, le Skoda Epiq laisse clairement apparaître sa proximité avec le concept. Avec un empattement de 2,6 m, une longueur limitée à 4,1 m et une garde au sol typique d’un SUV, il devrait afficher une allure robuste, marquée par des boucliers imposants et des passages de roues soulignés.

Comme attendu d’une Skoda, l’Epiq mise également largement sur l’espace à bord. Son SUV électrique du segment B revendique ainsi 475 litres de coffre, un volume nettement supérieur à la moyenne de la catégorie. Cela représente 75 litres de plus que le Kamiq - pourtant plus long - et 95 litres de plus que la Volkswagen Golf, qui appartient au segment supérieur (C).

L’Epiq sera par ailleurs le premier modèle Skoda à adopter pleinement le nouveau langage stylistique Modern Solid. Celui-ci se reconnaît à sa face avant fermée noire, à l’image des Elroq et Enyaq récemment renouvelés, ainsi qu’à sa signature lumineuse en T à l’avant comme à l’arrière.

L’habitacle reste, en revanche, confidentiel. D’après les éléments déjà communiqués par la marque, il privilégiera des lignes épurées et des solutions ingénieuses : de nombreux rangements, des boutons physiques, des crochets pour sacs et des compartiments dissimulés.

Premières impressions au volant du Skoda Epiq

Dès les premiers kilomètres, il ne fait aucun doute que l’on conduit une Skoda, ce qui constitue plutôt un bon point. Facile à diriger, maniable lors des évolutions et très prévisible, l’Epiq semble clairement réglé pour privilégier le confort.

L’exemplaire essayé associe la batterie de plus grande capacité, de 52 kWh, à laquelle la marque attribue une autonomie pouvant dépasser 430 km (WLTP), au moteur électrique le plus puissant de 155 kW (211 ch). Malgré ces caractéristiques, la puissance arrive de façon progressive et se dose aisément, loin de la réponse brusque de certains modèles électriques.

Par rapport à la plateforme MEB bien connue, l’une des évolutions majeures de la MEB Plus concerne la suspension arrière : elle abandonne le système indépendant au profit d’un essieu à barre de torsion. Cette solution plus simple ne m’a pourtant pas semblé nuire au confort ni à la stabilité.

Le poids contenu de cet électrique, d’environ 1 500 kg, participe aussi largement à ce résultat. Il n’est certes pas léger, mais il reste raisonnable parmi les véhicules électriques. Concrètement, la suspension évite le comportement ferme et sec qui caractérise souvent certaines propositions 100 % électriques.

Et ensuite ?

Le nouveau Skoda Epiq sera dévoilé entre mai et juin. Il sera proposé dans la version 55 que j’ai conduite, mais aussi dans les versions d’entrée de gamme 35 et 40. Ces deux dernières reçoivent la batterie de moindre capacité, de 37 kWh, ainsi que des moteurs moins puissants de 70 kW (95 ch) et 85 kW (116 ch), respectivement. Leur autonomie reste satisfaisante, avec jusqu’à 310 km entre deux recharges.

Les tarifs ne sont pas encore définitifs, mais les responsables de Skoda évoquent un prix d’accès autour de 25 000 euros. Les variantes les plus puissantes et les mieux dotées devraient, en revanche, dépasser les 30 000 euros. Un niveau qui maintiendrait néanmoins l’Epiq dans le même ordre de prix que les autres modèles du segment.

Il faudra attendre pour un verdict définitif, mais les premiers signaux sont très encourageants. Dans son ensemble, l’Epiq semble tenir la promesse de la marque : celle d’un SUV compact 100 % électrique privilégiant l’espace, le confort et la robustesse, avec une autonomie adaptée à la majorité des utilisateurs et des tarifs comparables à ceux de modèles équivalents à moteur thermique.

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Julien Morel

Ingénieur mécanicien spécialisé dans les systèmes hydrauliques et pneumatiques, Julien Morel accompagne depuis plus de quinze ans les industriels dans le choix, la maintenance et l’optimisation de leurs vérins. Passionné par les innovations liées à Techni Cylindre, il partage son expertise sur la conception, le dimensionnement et la fiabilité des solutions de mouvement linéaire.

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