Aller au contenu
Actualités

Test ENGWE ZIP : le vélo électrique pliant urbain compact à 999 €

Personne en pantalon beige et sweat bleu montant un vélo pliant sur un trottoir urbain par temps ensoleillé.
Dans cet article
  1. Compacité étonnante et charge USB-C
  2. ENGWE ZIP : conçu pour les petits trajets
  3. Autonomie correcte
  4. Vélo connecté
  5. Mon avis sur l’ENGWE ZIP
  6. ENGWE ZIP

Un vélo électrique capable de se plier en trois secondes, affichant 16,9 kg sur la balance et n’occupant guère plus d’espace qu’un bagage cabine : telle est la promesse du ZIP, le nouveau vélo urbain du fabricant chinois ENGWE. Je l’ai transporté durant plusieurs semaines dans Paris et ses environs pour déterminer si la communication de la marque était réaliste ou exagérément optimiste. Voici mon test.

Compacité étonnante et charge USB-C

Dès la livraison, l’ENGWE ZIP se distingue des VAE que je teste habituellement : son carton est remarquablement compact, seulement un peu plus encombrant qu’une valise. Mieux encore, le vélo arrive assemblé à 95 %. Le manuel demande uniquement d’installer la potence et le tube de selle dans les emplacements prévus, de fixer les pédales, puis de visser le porte-bagages. Quinze minutes à peine se sont écoulées entre la réception du colis et la préparation du ZIP à la route. Enfin, presque : il restait la batterie à recharger.

La batterie est installée dans la sacoche à l’avant du vélo, qui peut aussi accueillir des accessoires ou quelques courses. © Marc Mitrani pour Presse-citron

Cette batterie, un boîtier noir parallélépipédique, est cachée dans la sacoche noire située à l’avant. Elle se recharge directement sur le vélo, mais peut également en être retirée pour être emportée. J’apprécie tout particulièrement la possibilité de l’alimenter avec le chargeur USB-C GaN de 100 Watts livré dans la boîte.

En clair, le bloc du ZIP est le même type de chargeur que celui d’un MacBook Pro ou d’un smartphone haut de gamme. Exit le gros adaptateur propriétaire, lourd et exclusivement utilisable avec le vélo. En déplacement, un seul chargeur suffit donc pour l’ensemble de ses appareils. Un confort quasiment inédit sur un vélo électrique de ce tarif, alors que la plupart des modèles concurrents reposent toujours sur des connecteurs propriétaires dignes des années 2010.

Attention néanmoins : un chargeur alternatif devra fournir 100 Watts. Un modèle de 60 Watts fonctionnera aussi, mais la recharge sera plus longue. Avec l’alimentation fournie, la batterie atteint déjà 80 % au bout de 2 h 45, et 4 h sont nécessaires pour parvenir à 100 %.

La simplicité de pliage constitue l’un des grands atouts du ZIP. En moins d’une minute, le vélo se replie pour devenir réellement peu encombrant. Le système d’aimants qui verrouille l’ensemble est bienvenu, tout comme le logement prévu pour ranger les pédales amovibles. Sous le cadre, deux petites roulettes assurent une bonne stabilité une fois le vélo plié et facilitent son déplacement.

ENGWE ZIP : conçu pour les petits trajets

Un vélo doté de roues de 16 pouces demande un léger temps d’adaptation : sa conduite diffère de celle d’un modèle en 26 ou 28 pouces. La direction se montre plus réactive, les défauts du revêtement se ressentent davantage et quelques kilomètres sont nécessaires avant de prendre ses marques. Malgré cela, le ZIP m’a étonné par son équilibre. Ses pneus de 1,95 pouce, soit environ 5 cm de largeur, atténuent en partie la fermeté habituellement associée aux petites roues. La tige de selle suspendue filtre convenablement les pavés parisiens et les raccords d’asphalte mal réparés. Le vélo est prévu pour des personnes mesurant entre 1,55 m et 1,90 m.

Installé dans le moyeu arrière, le moteur de 250 Watts développe 40 Nm de couple. Ce n’est pas une valeur exceptionnelle, même dans cette catégorie où certains concurrents approchent les 60 Nm, mais ce n’est pas le point essentiel ici. Le capteur de couple est au contraire particulièrement convaincant. L’assistance se révèle progressive et s’active selon l’effort appliqué sur les pédales, sans secousses désagréables. Aux feux rouges parisiens, le ZIP redémarre sans difficulté.

Les trois modes d’assistance répondent aux usages principaux. Le premier s’adresse à ceux qui souhaitent conserver un peu d’effort, le deuxième convient parfaitement aux trajets domicile-bureau, tandis que le troisième fait du ZIP un petit vélo nerveux, jusqu’à 25 km/h naturellement. La transmission Shimano à 7 vitesses, très classique, remplit sa mission sans prétendre au haut de gamme. Elle demeure cohérente avec le positionnement urbain du modèle. Le freinage repose sur deux disques hydrauliques suffisamment mordants, y compris sous la pluie.

Autonomie correcte

ENGWE revendique entre 60 et 120 km d’autonomie selon le niveau d’assistance retenu. Ces données reposent sur un cycliste léger évoluant dans des conditions idéales. Manque de chance, je ne suis ni léger ni « idéal ». Avec mon équipement, je pèse 110 kg, soit plus de trente kilos au-dessus du cycliste de référence utilisé lors des essais. L’incidence est notable : en utilisation mixte, avec un peu de mode 2 et beaucoup de mode 3, l’autonomie se situe autour de 45-50 km. Cela permet tout de même de couvrir trois à quatre jours de déplacements quotidiens sans recharger. Il ne faut donc pas envisager de traverser la France avec ce vélo, mais ce n’est absolument pas son objectif. Un utilisateur moins lourd bénéficiera nécessairement d’une meilleure autonomie, sans pour autant atteindre les chiffres annoncés par ENGWE : comptez par exemple 65-70 km pour un cycliste de 75 kg.

Vélo connecté

Le ZIP intègre un écran LCD couleur de 3,2 pouces et une connexion Bluetooth pour échanger avec l’application compagnon d’ENGWE, proposée sur iOS et Android. L’affichage reste lisible en plein soleil et fournit les informations essentielles : vitesse instantanée, charge de la batterie, niveau d’assistance, kilométrage et état du phare avant. L’application se limite aux fonctions attendues, ce qui paraît logique au regard du positionnement du vélo. Elle donne accès aux statistiques de trajet, à quelques réglages et aux éventuelles mises à jour. C’est un ajout appréciable, encore très rare sur les vélos commercialisés à ce prix.

Le ZIP est-il pour autant le vélo pliant idéal pour la ville ? Dans une large mesure, oui, mais il comporte quelques compromis imposés par la volonté de maintenir son tarif. Dans ce contexte, le choix d’un cadre en acier plutôt qu’en aluminium se comprend, même s’il est regrettable. Un cadre en aluminium aurait fait gagner un à deux kilos, au prix d’une addition plus élevée.

Et 40 Nm de couple restent 40 Nm de couple. En terrain plat ou sur les faibles pentes urbaines, cela suffit largement. En revanche, vers le plateau de Gravelle ou sur les pavés pentus de Montmartre, il faut sélectionner les petits pignons de la cassette et accepter d’appuyer davantage sur les pédales. Si votre itinéraire quotidien comporte un relief marqué, mieux vaut sans doute investir dans un modèle plus puissant, et plus onéreux. L’avertissement vaut encore davantage pour les cyclistes lourds comme moi, qui demandent plus au moteur dans les montées.

Mon avis sur l’ENGWE ZIP

Le ZIP n’est pas un vélo électrique universel, adapté à tous les profils. Il s’agit plutôt d’un produit spécialisé, destiné à un utilisateur bien précis : le citadin qui combine plusieurs transports chaque jour, vit dans un logement où chaque mètre carré compte et recherche un vélo très compact, capable de se glisser sous un bureau ou dans un placard.

Ses concepteurs ont soigné plusieurs détails appréciables : le pliage rapide, le poids contenu, les freins hydrauliques et le capteur de couple efficace. La recharge USB-C mérite une mention particulière, puisqu’elle fait disparaître le traditionnel bloc d’alimentation propriétaire. La marque semble avoir observé les habitudes urbaines de 2026 au lieu de reproduire les formules habituelles.

Affiché à 999 € lors de son lancement, puis à 1 099 €, il est difficile de faire mieux en matière de rapport qualité-prix parmi les vélos pliants urbains compacts. Si vous vivez dans une grande ville et alternez métro, vélo, tramway ou TER, le ZIP mérite une sérieuse considération, notamment si le risque de vol vous préoccupe. À l’inverse, si vous recherchez un vélo pour vos balades du dimanche, mieux vaut passer votre chemin : il risque de vous décevoir.

ENGWE ZIP

999 €

Note : 9

Critère Note
Design & ergonomie 9.0/10
Confort d'utilisation 9.0/10
Autonomie 8.5/10
Rapport performance / prix 9.5/10

On aime

  • Sa compacité une fois replié
  • La recharge USB-C standard
  • Les freins hydrauliques efficaces
  • Le capteur de couple performant

On aime moins

  • Le cadre en acier
  • Ses limites sur les forts dénivelés

Acheter le ENGWE ZIP

Derniers articles

Julien Morel

Ingénieur mécanicien spécialisé dans les systèmes hydrauliques et pneumatiques, Julien Morel accompagne depuis plus de quinze ans les industriels dans le choix, la maintenance et l’optimisation de leurs vérins. Passionné par les innovations liées à Techni Cylindre, il partage son expertise sur la conception, le dimensionnement et la fiabilité des solutions de mouvement linéaire.

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier!

Laisser un commentaire